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Il a hérité de 400 bouteilles

Par Louis de Lambert · publié le

Il a hérité de 400 bouteilles

Le notaire lui a donné une valeur sur le papier. La maison de vente aux enchères, elle, lui en a donné une autre. Deux fois inférieure.

C’est une situation que j’ai vue revenir plusieurs fois, sous des formes différentes : une succession, une donation, parfois simplement une revente après des années de garde. Et à chaque fois, le même problème refait surface.

La bouteille est là. Le nom du domaine, le millésime, l’étiquette, tout semble en ordre. Mais qui peut garantir qu’elle n’a pas changé de mains entre-temps ? Que ce qu’il y a dans la bouteille correspond bien à ce qui est écrit dessus ?

Sans réponse à ces questions, un expert ne peut faire qu’une chose : appliquer une décote de prudence. Parfois lourde.

On parle beaucoup de la valeur d’une cave. Beaucoup moins de ce qui la fait vraiment tenir : la PREUVE.

Une bouteille sans preuve, ce n’est pas un trésor qui dort.

C’est un patrimoine qui se dévalue en silence, année après année, sans que personne ne s’en aperçoive avant le jour où il faut le transmettre ou le vendre.

Une question pour les collectionneurs et les passionnées qui me lisent : si votre cave devait être expertisée demain, sauriez-vous prouver son histoire, ou faudrait-il vous faire confiance sur parole ?

Il a hérité de 400 bouteilles (photo 2)Il a hérité de 400 bouteilles (photo 3)

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